Journée des Droits de la Femme

Le 8 mars prochain, c’est la Journée des Droits de la Femme. L’actualité nous informe qu’il y a eu déjà 30 féminicides (un protocole qui n’est toujours pas inscrit dans le code pénal !) depuis le début de l’année 2019. Autrement dit, une hécatombe. En outre, il faut savoir que 123 femmes meurent chaque année sous les coups de leurs conjoints ou ex compagnons. Tandis que 220 000 autres subissent des violences conjugales à répétition sous les yeux de leurs enfants.

Les droits de la Femme bafoués

Par conséquent, peut-on vraiment revendiquer cette journée comme étant la Journée des Droits de la Femme ? Ne serait-ce pas plutôt une Journée des Violences faites aux Femmes dont il s’agit ? Pour rappel, cette journée internationale des droits des femmes n’a été validée en France qu’en 1982. L’objectif au départ étant de lutter contre les inégalités notamment en matière de droits civiques ou de salaires largement inférieurs à ceux des hommes.

Cependant, où en est-on aujourd’hui ? Les choses ont-elles vraiment évolué depuis tant d’années ? Rien ne le justifie pour le moment malheureusement.

Les droits des Femmes face aux violences

Certes, en ce concerne la parité hommes/femmes dans les hémicycles ou dans la fonction publique, il semble bien qu’il y ait eu des petits pas de fait. Encore que, rappelez-vous cette conseillère municipale qui a été évincée dernièrement de son poste d’adjointe au maire, sous prétexte qu’elle était « la femme de trop » au conseil municipal !

Tristesse mais soutien aux Femmes

Alors aujourd’hui, lorsque j’écris ce post, je suis profondément triste et choquée de constater que rien n’a vraiment changé pour nous les femmes. Je pense en effet que la lutte est loin d’être finie, que les batailles seront rudes et pernicieuses, que la domination de certains hommes est loin d’être vaincue et que nos filles auront tout intérêt à faire les bons choix.

Ces hommes qui tapent, cognent, insultent, humilient et tuent sans vergogne ne sont-ils pas au fond à plaindre ? Du moins ce qui est sûr, c’est que la justice a bien du mal à rendre son verdict les concernant. Peut-être parce qu’elle estime elle-même que : « Une claque n’a jamais fait de mal à personne ! » Sauf que. Quand on accepte la première baffe ou le premier geste violent, ce sont alors toutes les autres qui tombent ensuite sans jamais s’arrêter que l’on accepte aussi. A moins que nous mourrions sous les coups. (Ndrl : pour l’avoir vécu moi-même).

Les Femmes de mon passé

Mais pour ne pas rester sur une note triste et désabusée, je vais plutôt vous raconter qui étaient les Femmes de ma vie et comment je vis la mienne de vie . Une bonne occasion pour fêter les grand-mères, il y a tout juste une semaine et ma mère, décédée depuis plusieurs années. Je veux juste leur rendre ce petit hommage car ces femmes se sont souvent battues pour réussir à obtenir quelques droits ou du moins, pour défendre leur liberté.

Voici une petite vidéo que j’ai réalisé en pensant à elles…

Les femmes de mon enfance

Et d’aussi loin que je m’en souvienne, personnellement je ne me suis jamais sentie aussi bien dans la peau de la Femme que je suis devenue ! Cela n’a pas été sans effort ni chagrins mais j’y suis arrivée tout de même.

Je suis Femme depuis plus d’un demi siècle (exactement depuis chaque 9 mars) et au jour de la Journée Internationale des Droits de la Femme (8 mars), j’ai tout simplement envie de vous parler de moi en tant que femme mais aussi de ce que sont devenues, selon moi, les femmes d’aujourd’hui.

journée de la femme
Les femmes de mon enfance

En dehors de ma mère et de mes deux sœurs aînées. je n’ai pas connu mes grand-mères ni mes tantes ni cousines, etc.

La grand-mère que je n’ai pas eue

Cependant, d’après les rares photographies que ma mère a réussi à récupérer, ma grand-mère maternelle portait en elle, ce regard triste et mélancolique d’une femme non pas soumise mais frustrée et sans aucun doute, seule avec elle-même.

Elle était institutrice dans son village, mariée au seul cordonnier. L’intellectuelle et le manuel réunis, ensemble jusqu’à leur mort où le couple semble s’être respecté et mutuellement épaulé.

Quant à celle du côté paternel, je ne l’ai jamais vue ni connue. Néanmoins, il semble qu’elle eut été une femme autoritaire et plutôt froide, à l’image de mon père, son fils.

Ma mère, elle,  elle en a hérité des deux presque comme si elle mimétisait ceux qu’elle a fréquentés ou côtoyés régulièrement.

Du rire aux larmes en passant par la mélancolie

Parfois triste, mélancolique, désabusée, aigrie, amère, autoritaire ou manquant de douceur, de tendresse… fatiguée, harassée, au bout du rouleau, elle était aussi gaie, dynamique, forte, disponible, indépendante et aimant la vie et ses enfants, par-dessus tout !

Elle leur a consacré toute son existence, refusant même de « refaire sa vie », après le décès de mon père, afin que ses enfants n’aient pas à subir un « beau-père » éventuel.

Sa générosité n’eut d’égal que sa grandeur d’âme et l’amour pour ses « petits » qu’elle a élevés,  et éduqués, seule sans aucun soutien familial ou social de la part de quiconque.

Elle a été notre père, notre mère, notre pilier, notre forteresse, notre rempart, notre référence, notre amie, notre avenir… Elle a été  « Tout » pour chacun de nous, oubliant incontestablement, d’être Elle.

Bien entendu, on pourrait aisément dire que ces femmes « d’avant-guerre » étaient des femmes d’une autre époque, d’un autre temps. Mais pas tant que cela, à bien y regarder ! Faisons tout simplement une petite comparaison, voulez-vous ?

La condition féminine d’après-guerre

Il est vrai que les deux guerres (1914 – 1918) et celle qui a suivi de 1939 à 1945 ont contribué, notamment, à l’émancipation de la femme.

Avec l’homme parti au combat, elles apprennent vite à se débrouiller seules, à s’organiser, à être solidaires et surtout à gérer leur foyer ainsi que leurs villages de main de maître.

le droit de vote aux femmes en France
Revendication pour le droit de vote des femmes

Bien que leurs revendications évoluent peu et lentement, le droit de vote est finalement accordé aux Françaises par l’ordonnance du 21 avril 1944. Toutefois, ce progrès demeure fragile et il faut attendre 1974 seulement, où Valéry Giscard d’Estaing va créer le secrétariat d’État à la condition féminine qui est alors confié à Françoise Giroud.

Mais la présence des femmes dans les assemblées élues reste bien faible néanmoins, à la fin des années 1980.

Toujours est-il que l’histoire de l’émancipation des femmes est aussi une histoire de représentation : elle dépend souvent de l’imaginaire masculin et des normes sociales. N’oublions pas que la place de la femme est souvent déterminée par le regard que les hommes portent sur son rôle.

D’autre part, les relations entre les sexes ne sont pas le fait de Dame nature mais résultent bien de normes sociales, en constante évolution. Elles sont à la fois un effet et un moteur de la dynamique sociale.

Par conséquent, il faut attendre le 6 juin 2000 pour qu’une loi soit promulguée, instaurant ainsi la parité, c’est-à-dire qu’elle contraint les partis politiques à compter parmi leurs candidats la moitié de femmes pour les élections municipales, régionales, européennes et sénatoriales.

Il va sans dire que l’application de cette loi reste difficile et la sous-représentation féminine dans la vie politique demeure.

Françoise Giroud
Françoise Giroud, une pionnière de la condition des femmes en France…

Changer le regard sur les femmes et les mentalités

À partir des années 1960, l’évolution des mœurs, accompagnée par l’action des mouvements féministes, contribuent elles-aussi à l’émancipation des femmes.

Le MLF, mouvement de libération des femmes, œuvre à partir de 1970 pour faire changer l’image traditionnelle de mère et d’épouse, des femmes.

C’est ainsi qu’avec la révolution industrielle et le développement économique du début du 20e siècle, l’emploi salarié féminin se développe, d’abord dans le secteur industriel, puis à partir des années 1930, dans le secteur tertiaire.

L’émancipation des femmes dans le monde du travail est donc relativement récente, d’autant que depuis le début du 19e siècle et le code napoléonien, la femme est longtemps restée dépendante de son conjoint. Selon le Code civil de 1804, elle ne pouvait disposer de ses biens, ni étudier, travailler ou utiliser son salaire sans l’autorisation de son époux. La femme était considérée avant tout comme une mère de famille, soumise aux désidératas de son mari.

On peut remarquer également que l’histoire des femmes n’est pas faite de révolutions brutales ni rapides mais d’évolutions qui s’inscrivent dans le temps.

La Journée des Droits de la Femme pourquoi faire ?

On ne devrait donc pas avoir besoin de la Journée des Droits de la Femme ! La différence majeure des femmes d’aujourd’hui d’avec celles d’antan, se situe particulièrement dans le regard qu’elles portent sur elles-mêmes.

Beaucoup plus à leur écoute, les femmes de notre génération assument davantage leurs envies, leurs désirs, leur indépendance, leur maternité, leur vie sexuelle ou sentimentale, leur vie professionnelle, amicale ou sociale. Bref, les femmes ne se soumettent plus et s’il y en a encore qui le font, c’est sans doute pour des raisons de religion ou de traditions,voire de peur ou de faiblesse. Mais cela est un autre débat.

Dans tous les cas, les femmes actuelles ont le libre-arbitre de choisir leur vie, bénéficiant de beaucoup de droits tels que le divorce, le droit de vote, le droit à l’avortement, d’accéder à des études supérieures, de s’exprimer, de travailler, etc. d’être tout simplement Libres !

Je ne mentionne pas volontairement toutes les inégalités et injustices de par le monde, concernant la condition féminine dans certains pays. Je parle notamment des femmes européennes et de celles des continents développés et non pas des pays où les extrémistes/intégristes n’ont pas, à ce jour encore réglé, psychanalytiquement, leur peur de la femme.

Alors, en ce jour de la Journée Internationale des Droits de la Femme, personnellement, je ne vois pas vraiment ce qui a changé d’avec nos mères ou nos grand-mères. Parce qu’après tout, n’avez-vous pas le sentiment d’être comme elles ?

Les femmes d’aujourd’hui…

  • aiment passionnément leurs enfants
  • se battent pour protéger ceux qu’elles aiment
  • se dépassent dans les douleurs et la souffrance
  • s’organisent pour tout concilier
  • s’assument physiquement et intellectuellement
  • restent d’éternelles romantiques
  • partagent leurs envies et désirs
  • pratiquent des activités choisies
  • s’expriment haut et fort
  • revendiquent les mêmes droits fondamentaux
  • voyagent et prennent des vacances
  • travaillent, se forment et se réforment
  • aiment et divorcent
  • chantent et écrivent…

Bref ! Rien ne me semble réellement si différent de ce qu’étaient ces femmes « amazones » devenues par la force des choses, des femmes « guerrières » sans doute pour le bien de toute l’Humanité.

Journée des Droits de la Femme
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