Le mal de vivre

Le mal de vivre peut être partout et nulle part à la fois. Selon que l’on ait une nature joyeuse, optimiste ou au contraire, un caractère taciturne ou triste, ce « mal »  ronge à peu près tout le monde, un jour ou l’autre. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes tous vulnérables face à la vie.

lettre à ma fille
Vieillir est une loi de la nature, que l’on soit mère ou fille…

Voici par conséquent un petit dialogue échangé avec une amie pour vous démontrer à quel point on peut vite basculer du côté de la tristesse, de la mélancolie ou de la déprime.

Le mal de vivre de Claire ou de beaucoup d’autres comme elle

Claire s’est éloignée de nous et semble soucieuse, dans son coin, envahie par un certain mal de vivre.

Depuis quelques temps déjà, sa vie prend  une tournure qu’elle n’avait pas forcément prévue ni désirée. Son compagnon ne lui est d’aucun soutien, qu’il soit financier, sentimental ou moral,  ses enfants la voient la plupart du temps, plutôt triste et maussade, sa vie professionnelle n’a plus aucune dynamique. Tout ce qui lui reste, ce sont encore ses amis et sa famille. Est-ce suffisant pour tout balayer d’un revers de main et repartir à zéro ? Et puis, en a-t-elle vraiment le courage  ?

Comment faire face au mal de vivre ?

« Dis-moi, Claire… Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu as l’air bien triste soudain… Tu as des problèmes ? Tu veux qu’on en parle ?

  • Non, non, ça va ! Tout va bien, ne t’inquiètes pas… Je réfléchissais, c’est tout.
  • Ah oui ? Et à quoi réfléchissais-tu ? A ton boulot ? A ton copain ? A tes enfants ? A quoi ?…
mal de vivre
Refuser le mal de vivre pour mieux rebondir…

En mode « agacée » : – Non… Enfin si… Je ne sais pas… Enfin si, je sais… Non mais, tu ne peux pas comprendre… Oh ! Et puis merde ! Qu’est-ce que tu veux savoir Marie, hein ? Qu’est-ce que tu veux à la fin ?… Que je te dise tous mes malheurs, que je te parle de toutes mes emmerdes, que je fasse comme toutes ces femmes qui se sont fait bouffer par leur mec, sous prétexte qu’elles ne veulent pas rester seules ? Bref ! T’as-vu dans quelle situation, je suis ?… Ah ! Laisse tomber, va… Il n’y a pas grand-chose à faire… Juste peut-être espérer des jours meilleurs !

La tristesse du mal de vivre

Claire tient entre ses mains un brin d’herbe qu’elle triture dans tous les sens. Sa nervosité et son mal de vivre sont perceptibles, car à fleur de peau. Sa fébrilité masquée n’a d’égal que son impatience à trouver une solution, une porte de sortie à son marasme, dans lequel elle s’englue de jour en jour, de plus en plus.

  • Hey… Attends, attends ! Qu’est-ce que tu me racontes, là ? Comment ça : « juste espérer des jours meilleurs » ? Toi, Claire ? Toi ?… Celle qui a toujours eu une pêche d’enfer et un moral d’acier ? Toi, la battante et la super woman ?… Non… Ne me dis pas que tu baisses les bras et qu’il suffit d’attendre ! Attendre quoi ? Que tu reprennes ta vie et celle de tes enfants en main ?…

Elle en soupirant : – Oh ! Fous-moi la paix, Marie… Toi non plus, tu ne peux pas comprendre !

Moi énervée : – Alors ça, c’est la meilleure ! Je ne peux pas comprendre… Bien sûr que je ne peux pas comprendre ! Et je vais te dire pourquoi… Je ne peux pas comprendre ! Pffff !

La peine est-elle à perpétuité ?

Il y a dans la vie, des moments tragiques, des moments de souffrance, des moments d’une douleur intense, non partageable, non compréhensible, non descriptible.

La perte d’un amour, d’un enfant, d’un ami, d’un parent, le mal de vivre, l’anxiété, la peur, la solitude, l’abandon, sont des situations toujours très difficiles à affronter, à maîtriser, à vivre au quotidien.

Malheureusement, tout le monde passe, un jour ou l’autre, par ces états d’anéantissement, de détresse, de désarroi, de lassitude, de désespoir, de tristesse et de mélancolie,  se disant que la peine ne pourra jamais être surmontée, que l’on n’arrivera jamais à « en faire le deuil », qu’elle sera à perpétuité !

Peine

Réellement, qu’en est-il ? Peut-on effectivement tirer un trait sur toutes les mauvaises choses qu’une existence vous impose parfois,  peut-on balayer facilement une partie de ce qui vous a construit, qui a participé à être ce que vous êtes aujourd’hui ? A « en faire le deuil » ? Qu’est-ce-que cela veut véritablement dire et doit-on sincèrement le faire ?

Autant de questions que l’on se pose et qui, pour la plupart, restent en suspens, en attente de réponses.

Une autre seule question que je te pose encore : Qui peut te les apporter, ces réponses salvatrices ?

  • Je n’en sais rien, moi !
  • Eh bien, comme à chaque fois : toi  et toi seule !

Accepter une situation pour mieux l’améliorer

Apprendre à accepter une situation, sans pour autant oublier, nécessite du temps et un travail important sur soi tout d’abord. Ensuite, face aux épreuves, nul n’est pareil, nul n’est identique.

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p style= »text-align: justify; »>Certains démontreront soit une quelconque indifférence,  une capacité à surmonter n’importe quelle épreuve difficile, d’autres seront davantage effondrés, anéantis, comme s’ils avaient « implosés  de l’intérieur ».

Toujours est-il que tu ne te sortiras pas indemne, si tu ne te reprends pas en main très vite et ne t’occupe avant-tout de toi !

Tellement facile à dire !

Je t’entends déjà me répliquer : « facile à dire mais c’est plus dur à faire ! »

En effet. Rien n’est simple ni aisé face à la mort, à la perte, à la disparition de l’autre… d’autant que l’on ne s’y prépare pas systématiquement.

Toutefois, ce n’est pas en baissant les bras et en mettant la tête dans le sable que cela va t’aider à t’en sortir !

Tu le sais aussi bien que moi. Et tu sais également que j’ai eu, moi-aussi, ma part de peines et de chagrins, entre-autres, celle d’avoir « perdu un fils » sans pouvoir en faire le deuil, puisque il n’est pas mort ni même atteint d’une quelconque maladie grave.

Réparer pour mieux repartir

déprime
Comment sortir d’une déprime ?

Alors, commence déjà par découvrir ce que l’on appelle « le processus de deuil », qui t’aidera à mieux comprendre les phases nécessaires à la cicatrisation de tes maux et de ton mal-être actuels.

Tu n’as jamais voulu oublier Rémy, ton grand amour et le seul homme qui a réellement compté dans ta vie. Il est le père de tes enfants et en cela, je peux le comprendre. Cependant, il n’est plus là et ne reviendra plus.  Il a choisi une autre vie, une autre famille qu’il a reconstruite, un autre amour…

Quand vas-tu te décider enfin à « en faire le deuil » ?

Je t’explique en quoi cela consiste :

  • Tu as passé un certain laps de temps avec une personne que tu aimais de tout ton être et qui est partie (décès, séparation ou divorce).

 Un mal de vivre sous influence

C’est le choc, l’inattendu, l’incrédulité,  la fin, (même si parfois, vous vous y attendiez) ! Émotionnellement, ce constat reste difficile à réaliser, à admettre. Tu trouves cela injuste et cruel.

  • La personne n’est plus là depuis des mois et pourtant tu continues de « vivre » avec elle,  sans même t’en rendre compte parfois. Tu es encore dans l’échange et le partage. Ainsi, tu t’évertues à la rechercher, coûte que coûte afin de préserver la relation interrompue. Tu touches ses vêtements, écoute sa voix sur le répondeur, regarde ses photos, tu parles sans cesse d’elle… rien n’a plus d’importance que cette personne disparue.

En parallèle, tu fais tout ton possible pour fuir la souffrance qui te submerge, tu veux éviter au maximum cette agitation intérieure, cette tension omniprésente qui te bouffe, te ronge.

Tout ceci est parfaitement normal dans le processus de deuil.  Ne le combat pas mais accepte-le.

  • Arrivé à cette étape, tu vas souffrir encore un peu plus, notamment parce que tu réalises des mois et des mois après, que la personne n’est vraiment plus là et qu’elle ne reviendra pas ou plus !

Le manque de l’absence

Toute l’énergie que tu as mis à entretenir « la survivance » de cette relation n’a plus lieu d’être et te revient du coup, entièrement, en pleine figure. Cette prise de conscience, ce retour vers toi amplifient davantage le manque et l’absence, atteignant des niveaux de douleur à en devenir folle.  Plus rien n’a de sens, tout te semble vide, absurde et vain.

Néanmoins, une fois encore, tout ce parcours est  normal et prévisible, aussi terriblement douloureux soit-il.

  • Après des mois, voire des années, très difficiles, tu te rapproches de plus en plus de la cicatrisation de ta peine, de tes blessures.

Patiemment, tu réalises qu’un lien d’une autre sorte s’est mis  en place, s’est installé en toi, dans une intimité presque secrète, tenant plus d’un lien de « cœur à cœur », indéfinissable, indescriptible.  Apaisée, tu  peux alors accueillir de nouveau, la joie et un nouvel amour dans ton existence, sans pour autant oublier ou trahir la mémoire de la personne disparue.

Derniers conseils que je te donne…

  1. Ne cherche pas aller trop vite
  2. Ne perds jamais espoir de renaître à la vie
  3. Aie confiance en toi
  4. Accepte le processus de deuil
  5. Sois sereine et apaisée enfin !

Alors, même si tu es au fond du gouffre, ne perds pas espoir – ne perds jamais espoir ! Toi aussi, tu seras capable de te surpasser, de dépasser l’inimaginable.

Perte, chagrin d’amour, séparation, deuil…

Qu’il s’agissent d’un décès, d’une séparation, d’un chagrin d’amour… un jour, ta peine va s’adoucir. Un jour, toi aussi, tu verras le bout du tunnel. Aie confiance. Cela se passera aussi pour toi, même si tu n’y crois plus aujourd’hui.

Bien sûr, il restera toujours  en toi, une cicatrice à l’endroit de ta blessure ; bien sûr, tu ressentiras toujours le manque et l’absence, mais le retour à la paix du cœur, est la promesse que  peut te garantir le travail que tu as effectué en toi et sur toi ! La Force est avec toi et en toi… Tu vas y arriver !

Le mal de vivre pour mieux rebondir ?

Claire essuie discrètement les larmes qui coulent sur ses joues. Elle reste là, immobile, la tête baissée comme une enfant qui s’est fait gronder.

l'infidélité
Le commerce de l’infidélité est devenu très juteux !

Je lui laisse le temps qu’il faut pour qu’elle se ressaisisse.

Après quelques bonnes minutes de réflexion et quelques reniflements, entrecoupés de longs soupirs, Claire me prit la main.

 – Marie… Tu es mon amie, n’est-ce-pas ?

Ça fait longtemps que l’on se connait, toi et moi, Non ?… Tu ne me dis pas tout ça, juste pour me réconforter, m’attendrir, n’est-ce-pas ? Tu sais, il faut que je te dise quelque chose… Tu ne sais pas tout !

Marie : – Je t’écoute…

Si vous voulez connaître la suite, c’est ici : Les 4 raison principales de l’infidélité

 Vous pouvez me laisser tous vos commentaires en bas de cet article,  je vous répondrai avec grand plaisir !

Une peine est-elle à perpétuité

Source : extrait du livre Numéro 2 de Sous l’arbre à palabres de Marie Da Cruz

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